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Exposition de Tony Soulié
du 19 mars au 27 mars 2010
à galerie La Navire Paris (33 rue de Douai ,75009 Paris)
"CITY"
portfolio de 4 photogravures et lithographies, 38x28 cm
Texte de Patrick Grainville

Exposition de William MacKendree
du 23 octobre au 23 novembre 2009

Communiqué de presse Exposition William MacKendree
Octobre 2009 La Navire expose à Brest à partir du 23 Octobre et à Paris du 3 au 11 décembre , les peintures récentes de William MacKendree. Ces œuvres poursuivent son engagement avec un langage de formes et de signes familiers, dans un espace pictural qui évoque une réflexion sur l’expérience personnelle et les possibilités de la peinture. William MacKendree est né aux Etats-Unis où il a obtenu ses diplômes en Philosophie, et ses masters d’arts visuels aux Beaux-Arts. Après quelques années en Grèce, il vit en France depuis les années 80. En parallèle avec son travail à Paris, sa recherche artistique l’a amené à séjourner à Paros, Mallorca, Brest, Essaouira et surtout à New York. C’est à New York qu’il s’est inspiré de l’univers poétique des écrivains tels qu’Allen Ginsberg, Gregory Corso, Jack Kerouac et Walt Whitman. Leur volonté de communiquer les expériences les plus intimes et banales avec une signifiance existentielle, s’étend également à certaines tendances dans la peinture américaine, comme, par exemple, l’école « Ash Can », chez Edward Hopper aussi bien que dans le Pop-Art.
Projets
- édition d’un livre, « Icelandblack », édité par Michael Woolworth Publications,(novembre 2009)
- exposition à la Bibliothèque Nordique à, Paris autour du livre « Icelandblack » (mars-avril 2010)
- présentation des nouvelles acquisitons au Musée Leepa
- Rattner à Tampa, U.S.A. (automne 2010)
- exposition à la galerie Erich Storrer, Zurich, (2010)
- participation à l’album «Revolutions per Minute » ; une compilation d’œuvres soniques avec Lawrence Weiner, Dennis Oppenheim, Bob Dylan, Andy Warhol et Francis Bacon (parution automne 2010), et présentation du projet avec des œuvres graphiques des participants dans des musées des Etats-Unis et d’Europe.
Exposition de Jacques Bosser
du 03 septembre au 31 octobre 2009
PROJET HEOL
Enfant, je regardais les photos en noir et blanc de mes grands parents et de mon arrière grand- mère.
Elles me racontaient une partie de mon histoire familiale, de ces bretons du pays bigouden ;
mon arrière grand-mère posant avec sa coiffe blanche, et robe noire, ma grand-mère le jour de son mariage, bonnet et coiffe, fixant l’objectif, son visage aux traits asiatiques, les cheveux noir de jais.
Ces photographies me faisaient rêver aux îles lointaines, aux histoires de bateaux chinois partant de l’Extrême-Orient pour aborder sur les côtes de Bretagne du pays bigouden, au village de ma famille de Kerity Penmarch.
Ces côtes pour moi ont toujours évoqué les brassages multiculturels, les invasions mauresques et espagnoles, les traces sacrées des religions solaires et celtiques.
...
Tous ces éléments, toutes ces confrontations esthétiques, parlent et évoquent la grande richesse culturelle du monde apportée par les échanges maritimes, les navigateurs ramenant, des fétiches africains, des étoffes des Indes, pour ouvrir la porte aux rêves, la part de nos rêves, la nécessité d’y croire pour que notre Monde soit généreux, curieux dans la découverte et l’enchantement de l’autre et rappelant : Ce lointain qui nous est si proche.
Jacques Bosser
Exposition de Tony Soulié
du 24 avril au 06 juin 2009
"CITY"
portfolio de 4 photogravures et lithographies, 38x28 cm
Texte de Patrick Grainville


Les dernières œuvres de l’artiste explorent le thème apparemment anodin de la fleur (pour ne pas dire péjorativement attribué au « féminin »), en le donnant à voir comme une métaphore de la plénitude et de la vacuité à travers la dualité Eros/Thanatos.
D’une part avec les toiles et les dessins de la série des Vanités, des Fleurs-flux et des Volutes qui créent des formes à la fois dynamiques, en extension, presque éthérées ; et d’autre part avec les Suites goyesques qui, par l’apport de la technique numérique, conjuguent la beauté propre à la thématique florale à des détails dramatiques ou tragiques de gravures de Goya (Les désastres de la guerre ; la Tauromachie).
A travers la pluralité des médiums utilisés – stick à l’huile sur toile brute ; gouache sur papier ou sur toile ; graphite ; réalisation numérique – le lien profond entre les œuvres est un rapport intense à l’espace et au temps qui tente « de capter pour toujours l’éphémère » dans un flux, un geste, un trait, une couleur.
Actualité :
. Une monographie sur l’artiste vient de paraître aux éditions Somogy (textes français/anglais de Alain Tapié, Christine Buci-Gluksmann, Henri-François Debailleux et Mohamed Rachdi).
. Exposition ELLES à partir du 28 mai au Centre Georges-Pompidou, à Paris.
COLLECTIONS PUPLIQUES Fonds National d’art contemporain.Fondation Camille, Paris.FRAC de Basse-Normandie.Musée des Beaux-Arts de la ville de Caen.Collection BCM, Casablanca, Maroc.Collection IBM France, tour Descartes, La Défense.Fondation Mercédès-Benz France, Rocquencourt.Collection de la ville de Paris.Collection de la ville de Caen.Fondation Colas, Boulogne Billancourt.Institut du Monde Arabe, Paris.Collection de l’Assistance Publique, Paris.Compagnie Africaine d’Assurance, Casablanca, Maroc.Fondation ONA, Casablanca, Maroc.Bibliothèque nationale, Paris.Fondation Shoman, Amman, Jordanie.Musée National des Beaux-Arts, Amman, Jordanie.Musée du château des ducs de Wurtemberg, Montbéliard.Centre Pompidou, musée d’Art moderne, cabinet des dessins, Paris.Fondation Actua, Casablanca.Société général, Casablanca.Palais royal, Maroc…
Exposition de Jean Le Gac
du 17 octobre au 17 novembre 2008
Pour télécharger le dossier de presse de l'exposition de Jean Le Gac au format PDF, cliquer ici
Jean Le Gac revisite les Demoiselles d'Avignon
Les Demoiselles d'Avignon, c'est le nom d'un tableau icône. En 1907, les proportions peu académiques, la superposition de plans du tableau d'un Pablo Picasso fasciné par les masques africains ouvrent la voie au cubisme. C'est une révolution. Jean Le Gac « fait irruption» chez ces demoiselles en livrant des œuvres composées de dessins, photos, peinture et texte. Une étape réjouissante dans une œuvre qui mêle histoire personnelle, lectures et histoire de l'art. Né près d'Alès en 1936, l'artiste, qui vient d'exposer au musée de Saint-Germain-en-Laye, avait déjà opéré un « vol » de tableau de Picasso il y a 20 ans. Il récidive sans complexe.
JEAN LE GAC
Traversée par une vision idéale de l'art, l'œuvre de Jean Le Gac gravite autour de la figure mythique du peintre, créée en tant que métaphore de la peinture. Des photos-textes des années 70 aux pastels et peintures associés à l'écrit des années 80 et 90, un agencement formel original permet la création de labyrinthes temporels, où interfèrent des faits biographiques réels ou fictifs, de nombreuses références littéraires, ainsi que la copie d'illustrations de romans populaires.
Par le truchement de doubles de fiction, par l'éparpillement des indices dans l'écriture et les images photographiques ou picturales, par leur association digressive, la recherche d'une énigme - figure métaphorique de l'art - chemine ainsi d'œuvre en œuvre dont les multiples échos se répercutent à l'infini.
Anne Dagbert, Jean Le Gac, Edition Fall, 1998
Quelques dates :
A exposé à la Biennale Internationale de Venise, Pavillon français 1972 - Pavillon international 1976 - Pavillon international 1980 et à la Documenta V, Kassel 1972 - Documenta VI, Kassel 1977.
1997 Kunstverein, Hambourg
Städtische Galerie im Lembachhaus, Munich
Neue Galerie Sammlung Ludwig, Aix-La-Chapelle, RFA, « Der Maler » ( Le Peintre)
1978 Musée national d'Art Moderne Centre Pompidou, Paris, « Le Peintre - Exposition romancée »
1984 ARC Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, « Jean Le Gac, Un Peintre de rêve »
1992 Badischer Kunstverein, Karlsruhe - StadtGalerie, Saarbrüken, Allemagne, « Le Peintre fantôme »
2002 Château de Villeneuve, « Le Peintre XYZ »
2006 Acentmetresducentredumonde, Centre d'art contemporain de Perpignan
Villa Tamaris, Centre d'Art - La Seyne-sur-mer
2007 Musée national d'archéologie, Saint-Germain-en-Lay, » la chasse au trésor »
2009 Musée de la tapisserie, Aix-en-Provence (pendant l'exposition Cézanne - Picasso)
Outre les collections privées on retrouve également son travail dans de nombreuses collections publiques parmi lesquelles, les FRAC, le Centre Georges Pompidou, le Musée d'Art moderne de la ville de Paris, les musées de Lyon, Grenoble, Nice, Nîmes, Strasbourg, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, les Abattoirs de Toulouse, le Ludwig Museum de Cologne et Staadtgalerie de Stuttgart en Allemagne le Ludwig Museum de Vienne en Autriche, le musée de Gand en Belgique, de Jérusalem en Israël ou encore le Musée Santa Barbara en Californie...
Il a participé aux foires d'Art de Bâle, Chicago, Cologne, à la FIAC à Paris et à Art Paris.
Exposition de Jacques Bosser
du 11 avril au 13 mai 2008
Pour télécharger le dossier de presse de l'exposition de Jacques Bosser au format PDF, cliquer ici
Jacques Bosser
Jacques Bosser est né au Havre en 1946. Depuis 1986, ce peintre, sculpteur et photographe vit et a fixé son atelier à Montrouge.
De longs séjours à l'étranger font naître des œuvres ou des pistes de travail pour de nouveaux projets. En 1988 il travaille et expose à Los Angeles. En 1992 et 1994, lors de ses séjours en Inde, il prend des photographies, autour des temples, des pèlerins aux abords des fleuves qu'il utilisera ensuite pour associer à des peintures. C'est le début d'une réflexion sur l'usage de la photographie dans son œuvre. Dès 1995, il perfectionne sa maîtrise de la photographie et ne la traite plus comme ayant une fonction de double. Dorénavant, travaillant en studio, la photo est composée comme une peinture, travaillée en plans et couleurs.
Un long périple en Afrique en 1996 lui fait retrouver les sensations de son enfance, ayant vécu en Afrique équatoriale de l'âge de 3 à 12 ans. Puis, c'est le Japon en 1997, la Corée et Taiwan récemment... Les images deviennent de pures œuvres plastiques, non recadrées, non retouchées que l'on désigne sous l'appellation de « photographie plasticienne ». Cela est démontré en 2006 par le BTK project (Bosser, Tilley, Kabuki), un ensemble de photographies (format 80 x 80 à 120 x 180) mettant en scène Sue Tilley, modèle du peintre Lucian Freud, maquillée, coiffée et habillée de kimonos aux riches motifs, en cadrage serré.
Dans le travail photographique de 2007 « Wax Spirit». Un ensemble de portraits d'hommes politiques ou religieux à travers des tissus portés par les femmes appelés Wax (tissu aux couleurs vives), qui met en scène la communication dans les anciennes colonies depuis l'indépendance des années soixante,. Jacques Bosser met en scène ce tissu, habillant une femme noire ou blanche servant d'arrière-plan à la photographie, tout en faisant référence à la grande peinture de portrait du Titien à Gauguin.
Identité européenne
L'identité européenne existe-t-elle ? Cette identité pourrait être des valeurs partagées par un groupe humain, manifestant représentations et images concrètes de ces valeurs. Mais bien sûr cette identité varie dans le temps et selon les groupes socio -culturels.
Cette identité est créatrice d'art et de culture par sa composante multi raciale qui s'est créé au fil de l'histoire des conquêtes et des colonies des différents pays faisant partie de l'Europe, Mon travail photographique propose au travers des travaux de BTK PROJECT et de WAX SPIRIT cette approche multi culturelle et métissée de l'histoire revisitée de ces populations composantes de l'Europe contemporaine...
BTK PROJECT
Le modèle Sue Tilly Icône et figure emblématique de la scène londonienne des années 80, modèle fétiche du peintre Anglais Lucien Freud, par sa représentation picturale les tableaux de Lucien Freud exposés a la Tâte Gallery, s'inscrivent dans l'histoire de l'art européen.
Faire se rencontrer le Japon et l'Europe dans un jeu de costumes empruntés au théâtre Kabuki, Retracer l'histoire des grands voyages commerciaux et de la découverte d'autres cultures, comptoir européen à Nagasaki au XIVe, échanges culturels, influence du japonisme.
BTK PROJECT montre et révèle ces interférences culturelles et fait référence à la grande tradition de la peinture européenne du portrait.
WAX SPIRIT
Lieu de passage et d'échange, l'Europe importe une technique d'impression sur tissus de ses colonies d'Indonésie, et exporte ensuite en Afrique ces tissus imprimés en Hollande et en Angleterre qui seront ensuite portés dans toute l'Afrique de l'ouest et serviront pour certains , « pagnes à effigies, » de moyen de communication politique.
À travers WAX SPIRIT, c'est l'histoire coloniale de l'Europe et le temps post-colonial des
indépendances qui défilent à travers une représentation de portraits faisant référence aux peintures européennes de pouvoir. Wax Spirit parle aussi des hommes et des femmes venus de l'Afrique, composant le métissage européen et l'ayant enrichi par leur culture et tradition.
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JACQUES BOSSER ou LA PHOTOGRAPHIE DE CHEVALET
Qu'est-ce qu'une image inoubliable ? Pourquoi s'inscrit-elle dans le disque dur de notre mémoire ? Vers quel ailleurs nous entraîne-t-elle ?
Quand un plasticien utilise la photographie comme médium, il se trouve confronté à de nombreuses questions. Il doit se positionner face à une production pléthorique et offensive d'images produites par la publicité et les médias, imposant une esthétique rapidement saisissable. Oeuvrant à contrario de ce diktat, lorsqu'il commence une toile, le peintre embrasse une histoire vieille de quelques milliers d'années transformant ainsi le temps en allié.
En s'emparant de la chambre noire, l'artiste cherche donc à marquer sa différence. Par exemple, en gardant ses distances avec le réel, en « recadrant » la fameuse objectivité des faits ou encore, en mettant en scène autrement les signes du quotidien. Il donne à voir, à percevoir, à comprendre son rapport sensible au monde en détournant parfois les outils et les procédés servants, à répondre au désir de capturer l'instant donné.
Accrocher la photographie « au mur », la présenter comme un tableau, c'est prendre le pari de tenir la distance. Et envisager différemment l'avenir. Concevoir un face à face possible avec les images peintes. Celles d'hier ou celles d'aujourd'hui.
La dernière série de photographies grand format conçue par Jacques Bosser appartient, sans l'ombre d'un doute, à la catégorie des œuvres plastiques : rôle majeur du motif et des couleurs, mise à plat du fond et de la forme, débordement des limites du cadre, organisation spatiale savamment construite, gestualité étudiée, autant de problématiques empruntées aux principaux chapitres de l'histoire de l'art.
Certaines de ces compositions intégrant modèles féminins et décors floraux évoquent, par leur traitement de l'espace, l'univers frontal d'un Matisse, tandis que d'autres citent, avec distance et ironie, Ingres et ses odalisques, via celles, déjà revisitées, au temps du pop'art, par Martial Raysse. D'autres encore font des clins d'œil furtifs aux regards des portraits du Titien ou aux poses des mains chez Léonard de Vinci. Rien d'appuyé. Juste une évocation qui confirme, une fois encore, que le travail photographique de Jacques Bosser puise ses références dans le grand livre de la peinture. Elle se fait peinture... Elle devient peinture.
Tout commence par un voyage en Inde que l'artiste effectue en 1992, avec, au retour, plusieurs clichés noirs et blancs évoquant un ailleurs spirituel. L'exposition qui s'en suivit montrait ces clichés agrémentés, ça et là, de signes tracés au pinceau. Premières œuvres hybrides dans un parcours jusqu'alors linéaire. Première transgression. Débordement des frontières. Permutation des genres. Étonnante incursion d'une gestualité instinctive perturbant la tranquille mesure des photos souvenirs.
Peintre abstrait, auteur de surfaces colorées aux pigments purs et à l'intensité irradiante, Jacques Bosser entamait, par cette série un dialogue fructueux et original entre la peinture et la photographie. Il a pratiqué, depuis, d'autres formes de rapprochements en juxtaposant, par exemple, tableaux aux couleurs vives et prises de vue en noir et blanc. Il a peint aussi les corps nus des modèles dont il organisait avec minutie la prise de vue. Explorant entre les deux média la gamme étendue de leurs différences et de leurs convergences, il a repoussé ainsi les frontières de leur cohabitation... Jusqu'à opérer leur fusion.
La série précédente, intitulée « Beteka Projecte » mettant en scène le corps voluptueux de Sue Tilley, le modèle préféré de Lucian Freud, réalisait une interpénétration totale entre photo et peinture. Les tirages « cibachromes » qui la composaient avaient une apparence trompeuse. On pouvait s'interroger sur leur origine : sortaient-ils de l'atelier ? Venaient-ils, tout juste, d'être retirés du chevalet ?
Avec « Wax Spirit », Bosser donne une version complexe, flamboyante et baroque, de cette étonnante interférence. Ces nouvelles images affichent des surfaces saturées de citations picturales autant que sociologiques. Car ces compositions révèlent une autre interaction : celle du politique et de la création visuelle. Elles racontent ainsi des histoires d'interpénétrations de pratiques culturelles.
L'idée de cette série, aux dires de l'artiste, lui est venue en pensant aux différentes coutumes qui ont existé entre les noirs et les blancs depuis le XVIIIe siècle. En particulier le théâtre « Buffo » à Cuba qui permettait aux noirs de se grimer en blanc et d'interchanger ainsi, pour un soir, les rôles entre maîtres et esclaves. Même affaire de grimage aux Etats-Unis lorsque, dans le même temps, les « Minstrel'Shows » donnaient sur scène, l'occasion aux blancs de singer les noirs. Histoire de masques, toujours, celle de ces tissus africains nommés Wax sur lesquels figurent, en médaillon, l'effigie de leaders politiques. Ces pagnes parus au temps du colonialisme, tissés en Hollande sont vendus au Togo par un réseau de femmes, puissantes et influentes. Portés dans des occasions particulières, ils servent de moyen de communication et de propagande populaire, gaie, drôle et efficace.
Jacques Bosser qui a passé sa jeunesse en Afrique équatoriale garde imprimées, au plus profond de lui-même, ces images et ces traditions, disparues ou qui perdurent.
De même que sa peinture laisse apparaître en surface la trace successive des couches de pigments qu'il applique patiemment avec ses mains, les grands formats photographiques, présentés aujourd'hui, superposent et mêlent des temporalités différentes. Ils créent et font frémir un bouillon de culture qui aiguise nos sens et agite nos neurones. Un mixage qui rend leur présence bouleversante et leur impact durable.
Elisabeth COUTURIER
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